Si, si, tout a changé, non, non, rien n'a continué. Tout me glisse entre les doigts, si hautainement, sans même tenter de se retenir à mes mains tremblantes de haine, et de tristesse. Tout s'en moque, rien devient fou. Je baisse les bras sur rien, tourne le dos à tout. Tout s'efface, rien prend place. Tendre périphrase. Je préfère hasarder le mot d'où mon bonheur dépendait. Mais quelle fermeture d'esprit, quelle désinvolture, c'est insupportable. La nostalgie est inutile désormais, elle continue sa destruction. Le passé, cela n'existe pas. Je sature, je fonds.